Saint Benoît (vers 480 - vers 547).

Saint Benoît est né en Nursie, dans le centre de l'Italie. Il passe une partie de sa vie à étudier à Rome, avant de se retirer dans une caverne près de Subiaco dans laquelle il séjourne trois ans.
Il est ensuite abbé dans un monastère du nord de l'Italie. Les moines, en désaccord avec les règles qu'il impose, tentent de l'empoisonner. Il quitte la communauté pour fonder un monastère au mont Cassin.

Règle de Saint Benoît

Benoît établit, à l'intention des moines, une règle de vie qui fut, par la suite, codifiée par Saint Benoît d'Aniane.
Cette règle se présente sous la forme d'un livre divisé en un prologue et soixante-treize chapitres.
Dans cet ouvrage, on trouve des conseils spirituels et des directives pratiques.
Sont abordés : les grands principes de la vie et de la spiritualité monastiques, la prière (notamment la grande prière liturgique), la vie journalière dans le monastère et les peines sanctionnant les manquements, comment recevoir les novices et comment les tester avant qu'ils ne prononcent leurs voeux, la discipline et, une invitation à approfondir l'Ecriture.

Les Moines Bénédictins

Moines cénobites chrétiens qui ont pris pour loi fondamentale la règle de Saint Benoît de Nursie.

La vie du moine est partagée en plusieurs activités :
La prière liturgique et la "lectio divina" qui occupent la place principale, ce qui devient une caractéristique de l'ordre bénédictin.
La copie de manuscrits et le travail intellectuel.
Le travail manuel, jardinage et artisanat, qui même s'il occupe une place pas toujours très importante est souvent remis à l'honneur.

Après un noviciat d'un an, le moine prend un engagement, il se lie définitivement à son monastère par le voeu de stabilité.
La règle bénédictine garantit au moine la fourniture de nourriture et de vêtements en quantité suffisante ainsi qu'un abri.

Le monastère est composé de personnes qui lui appartiennent de manière définitive.
Il est une famille gouvernée par un abbé qui est élu à vie par les moines. L'abbé est assisté par un conseil de quelques moines.
Pour les affaires les plus importantes, il doit demander et suivre l'avis de tous les membres de la communauté qui sont réunis pour l'occasion.
Des moines sont nommés par l'abbé à diverses fonctions, ils sont les officiers des monastères exemples.
Même s'il possède une autorité patriarcale absolue, l'abbé reste lui-même soumis à la règle.

Ce fonctionnement a permis aux monastères d'acquérir une certaine solidité et d'être une référence dans la société de l'époque qui était alors en pleine dissolution.
Les différents malaises qui vont intervenir dans l'histoire de l'ordre bénédictin sont souvent dus à la non-observance de points essentiels de la règle.

Emploi du temps quotidien d'un moine.

Il est à préciser qu'il n'y a pas réellement d'horaire type. Ce dernier tient compte de l'adaptation aux temps, aux lieux et aux cas concrets.
On peut dire que les bénédictins consacraient chaque jour entre quatre et huit heures à célébrer l'office divin (*), entre sept et huit heures au repos ; le reste de la journée est divisé entre le travail (généralement agricole), la lecture et l'étude.

(*) un long office de nuit, qui coupe le sommeil, la messe conventuelle, les vêpres qui achèvent la journée, les complies qui précèdent le coucher et les autres heures de l'office, plus brèves réparties dans la journée.


L'uniforme bénédictin.

L'habit est composé d'une tunique et d'un scapulaire, sur lequel le moine revêt une longue robe et un capuchon qui couvre la tête. La couleur de l'habit n'est pas précisé dans la règle, mais le noir est devenu la couleur dominante de l'habit